Et si on partait voyager à long terme ?

Une question revient souvent : « Mais comment en êtes-vous arrivés à prendre la décision de tout vendre, et partir ? » Je vais aujourd’hui tenter d’y répondre pour ceux qui auraient encore cette interrogation.

Tout d’abord, repartons en arrière.
Clem et moi avons toujours adoré voyager (d’ailleurs au passage, je remercie Nano+Mia de m’avoir apporté ce goût du voyage) : chaque année, nous essayions de partir dans un nouveau pays, bien que les séjours étaient toujours trop courts. Nous nous sommes même mariés à l’île Maurice.
Cette passion nous a fait évoquer plusieurs fois l’idée d’un tour du monde (le classic TDM d’un an), mais sans jamais le concrétiser.
Puis est arrivé les deux ans et demi d’expatriation à Barcelone : les débuts ont été une peu galères, mais cela a été une expérience enrichissante et inoubliable. Chloé est d’ailleurs née là-bas. Nous avons fait tout notre possible pour profiter de cette période pour explorer la capitale Catalane et sa région.
Un peu par défaut, nous sommes ensuite rentrés sur Lyon, et pour diverses raisons (budget, routine, planning chaotique etc.), nous avons mis la pédale douce sur les voyages sans nous en rendre compte.

Aujourd’hui, nous vivons difficilement ce retour en arrière, et pour être honnête, nous tournons un peu en rond et ne tenons plus en place. L’envie de re-voyager revient au galop, et la nostalgie de l’expatriation se réinstalle (ou reste toujours aussi vive pour Clem).

D’autant que nos aspirations et notre vision sur la vie ont énormément évolué ces derniers temps.
Plusieurs facteurs en sont la cause :
– sûrement le fait d’être parents;
– d’avoir vécu une première expérience de vie à l’étranger;
– vivre une baisse conséquente de nos revenus;
– quelques situations difficiles vécues par certains de nos proches, ou par nous-même;
– la prise de conscience que la vie peut être courte;
– que le travail ne doit pas diriger nos vies …

Je me suis aussi lancé à définir ma « life-list » : en conclusion, une bonne majorité des points sont consacrés à la découverte, aux voyages, et aux expériences inédites.
Au final, ma volonté aujourd’hui, et de créer des moments inoubliables en famille tout en découvrant le monde et sa variété.

Côté boulots, cela fait maintenant plus de 2 ans que j’ai gardé une organisation en télé-travail, et quant au job de Clem, l’avenir de son service est assez incertain, et sa déception pour le secteur médical toujours plus grande … Alors, c’est peut-être le moment de partir !

Comme je le disais plus haut, l’idée d’un tour du monde de +/- 1 an nous a souvent traversé l’esprit, mais nous avons finalement mis terme à son développement pour de nombreuses raisons :
– lors d’un TDM, on a tendance à faire trop de destinations sur des périodes trop courtes;
– on a pas le temps de s’intégrer réellement dans un pays (et on se cantonne alors à la simple vision touristique);
– le budget initial est assez conséquent (du fait de ne pas travailler en parallèle et de vouloir tout faire);
Et nous concernant, on sait par avance que le retour sera compliqué à vivre : alors autant ne pas le prévoir …

Finalement, le choix de partir en « voyage perpétuel » (ou « slow travel », ou « long term travel ») a été pour nous une sorte de révélation. Et les motivations sont nombreuses :
– cela nous permet de voyager à moindre frais, car nous n’aurons pas notre vie de « sédentaire » à financer pendant que nous voyagerons;
– il y a tellement de destinations à découvrir dans ce monde;
– et c’est tellement dommage de passer sa vie à un seul endroit/pays;
– il est plus intéressant d’expérimenter chaque pays comme un local, et non comme un touriste pressé;
– et d’expérimenter la vraie liberté, et la frugalité;
– nous n’aurons surement pas envie de revenir sur nos pas après cette expérience;
– passer vraiment du temps en famille, et partager de nombreuses expériences inédites;
– vivre de nouvelles expériences humaines, sociales, et culturelles;
– profiter d’une « éducation » différente et variée, pour nous, mais surtout pour Chloé : le monde est une aire d’apprentissage;
– avoir une vie « riche » (pas en terme capitalistique), et profiter au maximum de l’existence que l’on a sur terre.
Il y a encore surement d’autres motivations, mais qu’on découvrira au fur et à mesure …

Evidemment, de nombreux freins se sont présentés, mais nous avons réussi à trouver des solutions (cela fera office d’un autre post).

C’est ainsi, qu’après de nombreux mois de discussion et de réflexion, nous avons posé les bases de notre projet et que nous nous sommes lancés.
Nous allons mettre la maison en vente, les meubles aussi ; nous numérisons et dématérialisons tout ce qui est possible ; en gros, nous simplifions au maximum … pour partir le plus léger possible, et pouvoir bouger ou nous voudrons, le temps que nous souhaiterons … tout en continuant à travailler pour moi.

Pas encore de date bien établie (cela va dépendre de l’avancement du projet), ni même de destination pour l’heure (beaucoup d’idées et d’envies, cela dépendra surtout du timing et des budgets).

En synthèse, nous allons tenter de trouver un juste équilibre entre vie professionnelle (générer un revenu de base), vie personnelle (vivre de nouvelles expériences en famille), et passion (du voyage).

Maintenant que la décision est prise, il nous reste encore beaucoup de chose à préparer … affaire à suivre.


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