Après plusieurs années d’échanges de maison en famille, voici notre avis complet sur la plateforme HomeExchange : fonctionnement, avantages, limites et conseils après l’avoir testé.
Pendant plusieurs années, nous avons eu la chance d’avoir une vie un peu particulière : nous étions nomades. Pas de maison fixe, pas de loyer ou de crédit à payer chaque mois… et donc une bonne partie de ce budget pouvait directement passer dans les locations lors de nos voyages. Airbnb était alors devenu notre deuxième maison, et nous pouvions facilement nous installer plusieurs semaines au même endroit. Une façon de voyager lentement que nous avons adorée !
Mais depuis que nous avons retrouvé un « chez nous », l’équation a changé. Notre maison continue de nous coûter de l’argent lorsque nous partons, et ajouter plusieurs semaines de location commence sérieusement à piquer le portefeuille… Hors de question pourtant de renoncer à ces longs séjours. Il fallait donc trouver une autre solution. C’est comme ça que HomeExchange et l’échange de maison sont entrés dans notre manière de voyager.
Cela fait maintenant plusieurs années que nous utilisons la plateforme, généralement pour un ou deux gros échanges chaque été, auxquels viennent parfois s’ajouter quelques escapades plus courtes. Et le système nous a même permis de repartir 2 mois et demi à travers les Pays-Bas, en utilisant HomeExchange pour environ 80 % de nos hébergements !
Alors, après tous ces échanges, quel est vraiment notre avis sur HomeExchange ? Est-ce une plateforme fiable ? Facile de trouver une maison ? Rentable ? Et surtout, est-on réellement à l’aise à l’idée de laisser des inconnus vivre chez soi ?
Je vais tout vous raconter, avec ce qu’on adore… mais aussi ce qui nous agace parfois. Et si l’expérience vous tente, restez jusqu’au bout : j’ai une petite surprise pour vous aider à démarrer avec quelques GuestPoints supplémentaires.
Comment fonctionne l’échange de maison sur HomeExchange ?
Avant de vous donner notre avis détaillé sur HomeExchange, petit détour par son fonctionnement. Le principe est simple : vous mettez votre logement à disposition d’autres voyageurs et, en contrepartie, vous pouvez séjourner chez eux… ou ailleurs. C’est justement ce dernier point qui rend HomeExchange beaucoup plus souple que l’échange de maisons traditionnel.

Échanger sa maison contre une autre maison
La formule la plus évidente, c’est l’échange réciproque : une famille vient vivre chez nous pendant que nous allons vivre chez elle. L’échange peut se faire exactement aux mêmes dates, mais pas forcément. Si les calendriers correspondent mieux ainsi, une famille peut très bien venir chez vous en juillet, et vous accueillir chez elle quelques semaines ou quelques mois plus tard.
Pour notre part, c’est clairement le type d’échange que nous privilégions, surtout pour les séjours assez longs. Il y a un côté rassurant à savoir que la famille à qui l’on confie notre maison nous confie la sienne en retour. Et pour Clem, qui avait un peu de mal avec l’idée de voir des inconnus s’installer chez nous, ça change beaucoup de choses ! Une forme d’équilibre se crée naturellement : je prends soin de chez vous comme j’aimerais que vous preniez soin de chez moi.
Les GuestPoints permettent d’échanger sans forcément aller chez l’autre
L’autre possibilité, et c’est à mon avis l’un des gros points forts de HomeExchange, ce sont les GuestPoints.
Imaginons qu’une famille parisienne souhaite venir passer une semaine chez vous… mais que Paris ne vous intéresse absolument pas. Avec un échange classique, l’histoire s’arrêterait là. Sur HomeExchange, vous pouvez accueillir cette famille en échange de GuestPoints. Vous utiliserez ensuite ces points pour séjourner chez une autre personne, à Amsterdam, Rome, Bruxelles ou au fin fond de la Bretagne si ça vous chante !
Cela évite de devoir trouver LA combinaison parfaite : une famille disponible aux mêmes dates, qui veut venir chez vous alors que vous souhaitez précisément aller chez elle. Avec les vacances scolaires, le travail et les envies de chacun, cela peut vite devenir un joli casse-tête.
Pour nos gros séjours, nous préférons généralement les échanges réciproques. En revanche, les GuestPoints sont très pratiques pour des escapades plus courtes, notamment lorsqu’on n’a pas spécialement envie de préparer toute notre maison pour accueillir une famille au même moment.
Combien coûte HomeExchange ?
L’inscription gratuite permet de créer son profil et de commencer à regarder les maisons disponibles, mais pour finaliser des échanges, il faut souscrire à l’abonnement annuel. Au moment où j’écris ces lignes, celui-ci coûte 175 € par an et permet ensuite d’effectuer autant d’échanges que vous le souhaitez pendant les 12 mois d’adhésion.
Et je préfère vous le dire tout de suite : 175 €, je trouve que ce n’est pas rien. Surtout la première année, quand vous n’avez encore organisé aucun échange et que vous ne savez pas vraiment si le système va fonctionner pour vous. Payer cette somme sans avoir la garantie de partir peut forcément faire hésiter.
Vous verrez plus loin que ce chiffre prend une toute autre dimension dès qu’on le compare au prix de plusieurs semaines de location.
HomeExchange dispose aussi d’une très grosse communauté, avec des centaines de milliers de logements dans de nombreux pays. Cela ouvre énormément de possibilités… même si trouver la bonne maison, au bon endroit et au bon moment demande parfois un peu de patience.
Notre avis sur l’échange de maison en famille
Le plus difficile est parfois d’ouvrir sa propre porte
Sur le papier, l’échange de maison est donc assez séduisant : on profite d’un vrai logement, souvent très bien équipé, sans payer des centaines d’euros de location. Mais avant de profiter de tous ces avantages, il y a quand même un cap à franchir… accepter que des inconnus viennent vivre chez vous.
Dormir chez les autres ? Aucun problème…
Après notre longue période de vie nomade et des dizaines de locations Airbnb, dormir dans le logement de quelqu’un d’autre ne nous pose pas de souci. Changer de cuisine, de literie, d’habitudes, apprendre comment fonctionne une douche un peu capricieuse ou chercher pendant dix minutes où sont rangés les verres… ça fait presque partie du voyage !
Globalement, on s’adapte facilement à un nouvel environnement et, personnellement, j’aime même ça. Vivre quelques jours ou quelques semaines dans une vraie maison permet aussi de découvrir une destination différemment : on s’installe, on cuisine, on prend nos habitudes et, petit à petit, on se sent presque chez nous.

… mais laisser des inconnus vivre chez nous, c’était une autre histoire !
Clem, par exemple, n’a jamais vraiment eu de problème à dormir chez les autres. En revanche, imaginer une autre famille installée dans notre cuisine, sur notre canapé, dans notre salle de bain ou dans nos chambres, c’était beaucoup plus compliqué.
Une maison, ce n’est pas qu’un toit et quatre murs. C’est notre cocon, nos habitudes, nos affaires personnelles… bref, une bonne partie de notre intimité. Il faut donc réussir à se dire que, pendant quelques jours ou quelques semaines, d’autres vont réellement y vivre. Dit comme ça, je reconnais que ça peut faire un peu peur !
C’est d’ailleurs pour cette raison que nous privilégions encore aujourd’hui les échanges réciproques. Psychologiquement, je trouve cela beaucoup plus simple : pendant qu’une famille s’installe chez nous, nous vivons nous aussi chez elle. Il y a une sorte de confiance mutuelle qui s’installe presque naturellement.
Notre premier échange réciproque nous a énormément rassurés
Et pour une première expérience, nous sommes particulièrement bien tombés.
Notre premier échange HomeExchange s’est fait à Strasbourg avec une famille qui connaissait déjà très bien le principe. Ils avaient plusieurs échanges derrière eux et ont surtout pris le temps de nous rassurer en amont. Nous avons beaucoup discuté avant le départ, puis nous avons fait une première visio ensemble. Cela peut sembler un peu formel pour simplement partir en vacances, mais cette conversation a vraiment changé la perception de Clem. D’un seul coup, il ne s’agissait plus de laisser « des inconnus » entrer chez nous. On connaissait leurs visages, leurs enfants, leur façon de voyager, leurs habitudes… et eux connaissaient les nôtres. Cerise sur le gâteau, nous avons même réussi à nous croiser sur la route au moment de l’échange ! Bref, difficile d’imaginer meilleure première expérience pour se lancer.
Depuis, je conseille vraiment de prendre le temps de discuter avant un premier échange. La plateforme, les profils, les avis et les garanties sont rassurants, bien sûr. Mais la confiance se crée surtout grâce à quelques vrais échanges humains. Un appel de dix minutes peut parfois rassurer davantage qu’une page entière de conditions générales.
En famille, une maison habitée est souvent un vrai avantage
Autre point que nous apprécions énormément avec HomeExchange : nous essayons autant que possible d’échanger avec des familles ayant des enfants d’âges assez proches des nôtres.
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en arrivant, les enfants trouvent souvent immédiatement de quoi s’occuper. Des livres, des BD, des jeux de société, des jouets, parfois des vélos ou des jeux dans le jardin… Quand les âges correspondent bien, c’est presque Noël à chaque nouvelle maison !

Et pour nous, parents, c’est évidemment très pratique. Pas besoin d’emporter la moitié de la chambre des enfants dans le coffre de la voiture. Et surtout, le logement est généralement déjà pensé pour une vie de famille : chambres adaptées, vaisselle pour enfants, baignoire, jeux, grand frigo, lave-linge…
C’est là que je trouve que l’expérience diffère vraiment d’une location touristique classique. Un Airbnb peut être très beau, parfaitement propre et fonctionnel… mais aussi complètement impersonnel. Dans une maison HomeExchange, on sent que des gens vivent réellement là. Il y a parfois un peu plus de bazar, des dessins accrochés au mur ou des placards déjà bien remplis, mais il y a aussi tout ce petit confort du quotidien qui manque souvent dans un logement destiné uniquement à la location.
Et lorsqu’on voyage plusieurs semaines avec des enfants, je peux vous assurer que ce genre de détails finit par compter énormément.
Et pour les amoureux des animaux, c’est parfois le petit bonus !
Chez nous, c’est Timéo qui est complètement fan des animaux… alors que nous n’en avons pas à la maison. Autant vous dire que certains échanges HomeExchange ont donc pris une tournure assez magique pour lui !
À La Haye aux Pays-Bas, il s’est notamment occupé de Pipo, un petit chaton qu’il a littéralement adoré. Près de Bruxelles, ce sont les chevaux autour de la maison qui faisaient partie du décor. Et lors d’un échange à Trémentines, près du Puy du Fou, nous avions même quelques poules à nourrir chaque jour, avec en prime de bons œufs frais le matin. Difficile de faire plus local !
Et cet avantage fonctionne évidemment dans les deux sens. Pour les propriétaires d’animaux, l’échange de maison peut être une vraie aubaine : plutôt que de chercher une pension ou quelqu’un pour passer chaque jour, ils accueillent des voyageurs qui peuvent s’occuper de leurs compagnons directement sur place.
Évidemment, cela se discute toujours avant l’échange… mais pour un enfant qui adore les animaux, ça peut transformer un simple séjour en véritable petit bonheur.


Notre avis sur HomeExchange : ce que nous aimons vraiment
Avec le recul, c’est surtout la souplesse du système qui nous a convaincus. Et pour notre manière de voyager, HomeExchange a quelques solides arguments.
Une immense communauté et beaucoup de maisons disponibles
Premier gros avantage : le nombre de logements proposés.
Quand on lance une recherche, on trouve rapidement des maisons un peu partout en France, en Europe, mais aussi beaucoup plus loin. Pour nous qui partons parfois sans avoir une destination totalement figée, c’est particulièrement intéressant. On peut chercher une ville précise, puis élargir progressivement la zone et se laisser surprendre. Au lieu de viser uniquement LE logement parfait dans LE quartier idéal, nous regardons souvent les opportunités autour. Cela nous a déjà amenés dans des coins que nous n’aurions pas forcément envisagés au départ.
En famille, on trouve aussi beaucoup de grandes maisons, avec plusieurs chambres, parfois un jardin et suffisamment d’espace pour quatre. Autant dire que face au prix d’une location touristique en pleine saison, cela devient vite intéressant.
Attention quand même : beaucoup de maisons affichées ne veut pas dire beaucoup de maisons réellement disponibles pour vos dates. Mais cette énorme communauté reste un avantage : plus il y a de membres, plus vous avez de chances de trouver chaussure à votre pied.
Pouvoir alterner échange réciproque et GuestPoints change tout
Je vous l’ai expliqué plus haut : nous privilégions les échanges réciproques, surtout pour les longs séjours.
Mais si HomeExchange reposait uniquement sur ce principe, nous l’utiliserions probablement beaucoup moins : faire coïncider deux destinations, deux familles et deux calendriers peut vite devenir un peu casse-gueule !
C’est là que les GuestPoints prennent tout leur intérêt. Vous pouvez par exemple recevoir quelqu’un chez nous pendant une période où vous êtes déjà ailleurs, récupérer des points, puis les utiliser plusieurs mois plus tard pour partir de votre côté. Pour notre part, nous utilisons plus facilement nos points pour des séjours courts, quand nous n’avons pas envie de préparer toute la maison pour un échange réciproque.
Bref, les deux systèmes se complètent vraiment bien et rendent HomeExchange beaucoup plus souple à utiliser sur la durée.

Le site et l’application sont plutôt bien fichus
Ce n’est peut-être pas le critère qui vous fera choisir l’échange de maison… mais lorsqu’on utilise régulièrement une plateforme, son ergonomie finit par avoir son importance. Et globalement, je trouve HomeExchange plutôt agréable à utiliser.
J’aime notamment le calendrier, qui permet de visualiser les périodes disponibles et le type d’échange recherché. Quand vous jonglez entre plusieurs destinations et plusieurs dates, ça évite pas mal d’allers-retours inutiles.
Nous utilisons aussi beaucoup les favoris. Quand je prépare un voyage, j’ai tendance à ouvrir quinze onglets, enregistrer dix maisons, changer trois fois d’avis et soumettre mes choix à Clem… La liste de favoris permet de garder plusieurs pistes sous le coude.
Les profils sont également assez complets. Et pour nous, c’est important : avant même de regarder la déco du salon, on aime savoir qui habite dans cette maison. Est-ce une famille ? Quel âge ont les enfants ? Ont-ils déjà beaucoup échangé ? Tous ces éléments permettent déjà de sentir si le courant pourrait passer.
J’aime particulièrement la messagerie de HomeExchange
C’est moins spectaculaire qu’une jolie carte remplie de maisons… mais dans la vraie vie, la messagerie fait gagner beaucoup de temps. Car pour trouver un échange, il faut parfois envoyer beaucoup de messages, et réécrire vingt fois la même présentation devient vite répétitif.
HomeExchange permet de préparer un modèle, puis d’adapter intelligemment certaines informations à l’annonce contactée. Très pratique, mais je vous déconseille quand même les cinquante copier-coller parfaitement identiques : on ne réserve pas une chambre d’hôtel, on demande à quelqu’un de nous confier sa maison.
Je prends donc toujours quelques secondes pour personnaliser le message : pourquoi la destination nous intéresse, ce qui nous plaît dans le logement ou notre projet de voyage. Ça ne garantit pas une réponse positive… mais je sais lequel des deux messages je préférerais recevoir.

Les garanties sont rassurantes… même si nous n’en avons jamais eu besoin
C’est forcément l’une des premières questions que l’on se pose avant de laisser quelqu’un entrer chez soi : et s’il casse quelque chose ?
HomeExchange inclut différentes garanties et une assistance dans son abonnement. Savoir qu’un cadre existe reste rassurant, surtout au début. Heureusement, nous n’avons jamais eu besoin de tester sérieusement ces protections.
Il nous est bien arrivé de retrouver quelques petites choses du quotidien cassées. Rien de dramatique, et les familles ont toujours été transparentes : certaines avaient même déjà remplacé l’objet avant notre retour. Une assiette cassée, ça arrive ; la manière de réagir compte finalement beaucoup plus.
Et surtout, HomeExchange nous permet à nouveau de voyager longtemps
S’il ne fallait conserver qu’un seul avantage, ce serait celui-là.
HomeExchange nous permet de retrouver une partie de notre ancienne manière de voyager. Lorsque nous étions nomades, nous pouvions rester plusieurs semaines au même endroit sans logement fixe à financer parallèlement. Grâce à l’échange de maison, nous avons pu continuer à organiser de très longs séjours.
Le meilleur exemple reste notre voyage aux Pays-Bas : environ deux mois et demi en famille, en changeant régulièrement de région pour découvrir le pays lentement. Sur l’ensemble du voyage, nous avons utilisé HomeExchange pour environ 80 % de nos hébergements. Sans l’échange de maison, le budget logement aurait été énorme. Là, nous avons pu cuisiner chez nous, prendre notre temps et changer de région sans avoir l’impression que chaque nuit supplémentaire faisait tourner le compteur. Pour nous qui aimons le slow travel, ça change tout.
Et ce n’est pas près de s’arrêter : nous allons bientôt pouvoir partir trois semaines à Orlando, en Floride, là encore grâce à HomeExchange. Et pour le coup, je peux vous assurer que sans l’échange de maison, nous n’aurions tout simplement pas eu le budget pour organiser ce type de voyage en famille. Trois semaines de location autour d’Orlando, en plus des billets d’avion et de toutes les dépenses sur place… l’addition aurait vite été salée ! HomeExchange ne nous fait donc pas seulement économiser : dans certains cas, il rend carrément certains voyages possibles.
C’est aussi pour cette raison que l’abonnement me paraît beaucoup plus facile à accepter aujourd’hui qu’au moment de notre inscription.
D’ailleurs, si le principe commence à vous tenter, ne vous précipitez peut-être pas encore sur l’inscription : je vous explique à la fin de l’article comment fonctionne le parrainage HomeExchange, avec un petit bonus de GuestPoints pour démarrer.
Mais avant ça, parlons aussi de ce qui fonctionne moins bien…

Les défauts de HomeExchange : notre avis est-il totalement positif ?
Vous l’aurez compris, nous aimons beaucoup HomeExchange. Mais à force de l’utiliser, les limites du système apparaissent aussi clairement, surtout si vous vous inscrivez en espérant retrouver la simplicité d’une réservation sur Booking ou Airbnb.
175 € par an, un abonnement assez cher
Commençons par ce qui fâche : le prix de l’abonnement.
Lorsque vous venez de créer votre compte et n’avez encore organisé aucun échange, la somme peut paraître élevée : vous payez avant même de savoir si vous allez réussir à partir.
Si vous effectuez cinq échanges, c’est une excellente affaire.
Si vous n’en faites aucun… beaucoup moins !
C’est probablement ce qui peut freiner certains voyageurs au moment de passer à l’abonnement.
Avec le recul, notre perception a évidemment changé. Dès que nous réalisons un gros échange de deux ou trois semaines, l’abonnement est très vite amorti.
Mais je préfère le dire : oui, le ticket d’entrée me paraît assez élevé.
Trouver un échange peut demander beaucoup de messages…
Autre différence majeure avec une location classique : sur HomeExchange, vous ne choisissez pas une maison avant de cliquer sur « réserver ». Il faut discuter avec les propriétaires et attendre leur réponse. Et parfois envoyer beaucoup de demandes.
Une maison peut apparaître disponible sans l’être réellement, une famille peut déjà discuter avec quelqu’un d’autre, vos dates ne correspondent pas ou vos hôtes cherchent une autre destination. Bref, pas mal de paramètres doivent coïncider.
De notre côté, trouver un échange d’une semaine est généralement assez simple. Pour deux ou trois semaines, il faut chercher davantage ; pour un mois complet, les possibilités se réduisent forcément. Ce n’est pas impossible, mais il faut accepter de passer un peu de temps derrière son écran.
… et surtout de la souplesse
Notre meilleur exemple reste un été où nous voulions partir à Paris, en échange réciproque et avec des dates assez précises. Et là… ça a été laborieux : plus de 30 demandes ! Certaines familles n’étaient plus disponibles, d’autres avaient déjà trouvé un échange… bref, rien ne se concrétisait vraiment.
Nous avons finalement élargi nos recherches vers la Belgique, qui était aussi dans notre bucket-list, notamment autour de Bruxelles. Et cette fois, tout s’est débloqué rapidement : environ 5 demandes plus tard, nous avions notre échange. Nous avons ainsi passé près de trois semaines dans une grande maison à Hoeilaart, juste à côté de Bruxelles… sans regretter notre changement de programme.
Cette expérience résume assez bien l’une des clés de HomeExchange : plus vous êtes flexible, plus le système devient intéressant. Si vous cherchez précisément un appartement dans le 5e arrondissement de Paris, du 3 au 17 août, avec trois chambres, une terrasse et un échange réciproque… préparez-vous à ramer un peu. Si vous ouvrez la recherche à plusieurs régions ou pays, le terrain de jeu devient tout de suite beaucoup plus vaste.
Et cela peut aussi vous amener dans des endroits auxquels vous n’auriez jamais pensé.
Une maison habitée reste… une maison habitée
Je vous expliquais plus haut que j’aime le côté vivant des maisons HomeExchange. Mais cet avantage a son revers : vous arrivez chez quelqu’un qui vit réellement ici toute l’année.
Les placards et penderies sont parfois bien remplis, et il reste peu de place pour vos affaires. Pour quelques jours, ce n’est pas gênant. Mais sur trois semaines ou un mois, vivre avec quatre valises ouvertes au milieu d’une chambre devient beaucoup moins drôle !
Nous faisons donc attention à libérer une partie d’une penderie, quelques tiroirs ou une étagère pour nos invités. Un petit effort qui change beaucoup le confort d’un long séjour.
Préparer sa maison demande une petite logistique
C’est un aspect que l’on oublie facilement avant de tester l’échange de maison : accueillir une famille demande un minimum de préparation.
Chez nous, nous avons pris l’habitude de fermer une pièce où l’on rassemble les papiers, objets auxquels nous tenons et autres affaires que nous préférons garder privées. Il faut aussi ranger, faire le ménage, préparer les lits, vérifier les clés, faire de la place, laisser quelques explications sur le logement…

Bref, HomeExchange fait économiser énormément d’argent sur l’hébergement, mais pas forcément du temps ! Pour trois ou quatre jours, il nous arrive donc de préférer utiliser nos GuestPoints plutôt que d’organiser un échange réciproque.
Il faut aussi discuter des petites choses du quotidien
Enfin, il y a tout ce qui paraît évident… jusqu’au moment où ça ne l’est plus.
Prenez la nourriture : peut-on utiliser l’huile d’olive ? Les épices ? Le café ? Les conserves du placard ? Et inversement, qu’est-ce que nos invités peuvent utiliser chez nous ?
Avec le temps, nous avons compris que le plus simple était d’en parler avant. Chez nous, aucun problème pour les condiments, les produits ouverts ou ce qui risque de périmer ; en revanche, mieux vaut ne pas dévaliser les réserves prévues pour notre retour !
Même logique pour les vélos, le barbecue ou certains équipements : quelques phrases en amont évitent beaucoup de malentendus.
Finalement, beaucoup de petits défauts de HomeExchange se résument à cela : il faut communiquer. Le système demande plus d’implication qu’une réservation classique, mais quelques échanges clairs évitent la plupart des problèmes.
HomeExchange est-il vraiment rentable ?
C’est probablement LA question que l’on se pose au moment de payer l’abonnement : est-ce que HomeExchange vaut vraiment le coup financièrement ?
Prenons simplement l’exemple de notre échange à côté de Bruxelles, où nous sommes restés près de trois semaines dans une grande maison familiale.
Au moment où je vérifie les tarifs, les locations de vacances à Bruxelles dépassent facilement 1 000 € la semaine pour un logement familial de bonne taille. Sur trois semaines, une location classique aurait donc représenté plus de 3 000 € d’hébergement (et je suis gentil).
Avec HomeExchange, notre coût d’accès à la plateforme était de 175 € pour l’année entière. Si je rapporte volontairement la totalité de cet abonnement à ce seul séjour, cela donne :
175 € ÷ 21 nuits = environ 8,30 € par nuit pour toute la famille.
À mettre en parallèle avec ce qu’aurait pu coûter une location traditionnelle… le calcul est vite fait !
Évidemment, les tarifs varient énormément selon les dates, l’emplacement et le type de logement. Mais pour une grande maison capable d’accueillir confortablement notre famille pendant trois semaines, on parle clairement de plusieurs milliers d’euros économisés sur un seul voyage. Et encore, ce calcul est très défavorable à HomeExchange puisque nous utilisons l’abonnement pour plusieurs séjours dans l’année.
Alors oui, l’abonnement continue à me sembler un peu cher au moment de sortir la carte bancaire… mais après un échange comme celui-ci, je peux vous assurer que je ne me pose plus vraiment la question !

À qui je recommande HomeExchange… et à qui je le déconseille
Au final, notre avis sur HomeExchange est clairement positif. Mais ce n’est pas pour autant une solution qui conviendra à tout le monde.
Je trouve la plateforme particulièrement intéressante si vous voyagez régulièrement, aimez partir au moins une semaine et pouvez garder une certaine souplesse sur vos dates ou vos destinations.
Pour une famille comme la nôtre, qui aime rester plusieurs semaines au même endroit, c’est même devenu une vraie façon de continuer à voyager sans exploser le budget logement.
HomeExchange fonctionne aussi très bien si vous aimez vivre dans une vraie maison, avec une cuisine équipée, des chambres d’enfants, des jeux, parfois un jardin… bref, tout ce petit confort du quotidien qui devient très appréciable lors d’un long séjour.
En revanche, je vous conseillerais d’y réfléchir à deux fois si vous voulez systématiquement partir à un endroit très précis, à des dates totalement figées, et sans passer de temps à chercher.
Même chose si l’idée que des inconnus utilisent votre lit, votre cuisine ou votre salle de bain vous met profondément mal à l’aise. Avec une location classique, vous achetez de la simplicité : vous trouvez, vous payez, vous réservez. Avec HomeExchange, vous économisez énormément sur l’hébergement… mais il faut investir un peu plus de temps, de confiance et de flexibilité.
Pour nous, le jeu en vaut largement la chandelle.

Comment s’inscrire sur HomeExchange et profiter de notre parrainage
Si tout ce que je viens de vous raconter vous donne envie de tester HomeExchange, l’inscription peut se faire gratuitement dans un premier temps : vous créez votre profil, publiez votre maison et commencez à rechercher des échanges. L’adhésion annuelle, actuellement à 175 €, n’est nécessaire que pour finaliser vos échanges. Elle donne ensuite accès à 12 mois d’échanges illimités, aux garanties de la plateforme et à un bonus de 500 GuestPoints.
Mais comme promis depuis le début, j’ai aussi un petit bonus pour vous.
Notre code de parrainage HomeExchange
En passant par notre lien de parrainage, vous récupérez actuellement 250 GuestPoints supplémentaires :
- 100 GuestPoints lorsque vous complétez votre annonce ;
- 150 GuestPoints lorsque vous souscrivez à l’adhésion.
Ces points viennent s’ajouter aux autres GuestPoints que HomeExchange peut vous attribuer lors de votre inscription et de votre adhésion, soit un total de 750 points pour tester la plateforme : de quoi partir quelques jours, sans forcément prêter votre maison dans un premier temps.
👉 [ Notre lien de parrainage pour s’inscrire sur HomeExchange ]
En toute transparence, ce parrainage nous rapporte également 250 GuestPoints lorsque vous allez au bout de l’inscription. Vous gagnez donc quelques points pour commencer à voyager… et vous contribuez au passage à financer un petit bout de l’un de nos prochains échanges. Tout le monde est gagnant ! 🙏

Alors, HomeExchange : quel est notre avis après plusieurs années ?
Après plusieurs années d’utilisation, notre avis sur HomeExchange est clairement positif. Ce n’est pas aussi simple ni aussi immédiat qu’une réservation sur Airbnb ou Booking : il faut chercher, discuter, parfois être patient… et surtout accepter d’ouvrir sa maison aux autres.
Mais en contrepartie, le système nous permet de continuer à voyager longtemps en famille, tout en réduisant énormément notre budget hébergement. Nos séjours aux Pays-Bas, en Belgique et bientôt en Floride auraient clairement eu une autre allure sans l’échange de maison.
Finalement, il y a quelque chose d’assez amusant dans notre parcours : lorsque nous étions nomades, ne pas avoir de maison nous permettait de voyager longtemps. Aujourd’hui, c’est presque l’inverse : avoir une maison à échanger nous permet de continuer à partir longtemps.
Et vous, avez-vous déjà testé HomeExchange ? Je serais curieux de connaître votre avis ou vos éventuelles hésitations dans les commentaires.
